Enseignements M2 (P2)

Master 2 Parcours 2 Culture, patrimoine et médiation des sciences/Responsable Catherine Allamel-Raffin

UE 11 Etudes des sciences : approches et méthodes [9 ECTS]

Resp. – Michel Le Du

Cette UE fondamentale est un approfondissement de l’UE1 de M1. Elle propose aux étudiants d’analyser un ensemble de méthodes et d’approches consacrées à l’étude des sciences, des technologies et de la médecine dans leurs interactions avec la société. Elle s’attache à examiner de façon systématique comment différentes disciplines (philosophie, histoire et sociologie) ont investi l’étude des sciences. Le cours d’histoire des sciences expose d’une part l’histoire des conditions de possibilité d’une « histoire des sciences », qui passe par l’expression multiple des figures du progrès et de l’avancement des sciences depuis la révolution scientifique, les Lumières, les positivismes et le scientisme du XIXe siècle, puis a contrario par les représentations de la crise du progrès fin XIXe siècle – début XXe siècle, telles qu’elles ont été formulées dans le monde scientifique et philosophique. D’autre part, le cours présente les méthodes, les approches et les terrains historiens qui peuvent être mobilisés pour l’étude des sciences, à partir d’une histoire située de la discipline au XXe siècle. Le cours de philosophie des sciences est centré sur les approches épistémologiques dans la continuité de l’enseignement dispensé en M1. Le cours sera structuré en 2 parties : une partie de cours magistraux qui abordera les thèmes suivants : la question de la spécificité de la science et des types de raisonnement employés en science, l’explication scientifique, la question du réalisme et de l’anti-réalisme  et enfin les critiques qui ont été adressées à la science. La seconde partie du cours consistera en une analyse de textes classiques en lien avec les thématiques. Il s’agira à travers l’analyse de ces textes d’entrer plus en profondeur dans les caractéristiques de la réflexion philosophique.

Enfin, le cours de sociologie des sciences s’attachera à présenter les courants sociologiques successifs qui ont étudié les sciences et les technologies (sociologie mertonienne, Programme fort, sociologie de la connaissance, théorie de l’acteur-réseau, construction sociale des technologies, sociologie interactionniste, études du genre), ainsi que les problématiques contemporaines vives du domaine « science, technologie et société », en particulier sur la question des différentes formes de gouvernement des technosciences. Au fil des séances seront analysés l’évolution des problématiques, le renouvellement des objets d’étude ainsi que l’inscription de ces transformations dans celles des sciences sociales en général.

UE 12 Science et société : théorie et pratiques [6 ECTS]

Resp. – Matthias Dörries

Cette UE envisage les rapports entre science et société à travers l’étude des institutions nationales et internationales et des industries. Elle se décline en trois cours, dont deux sont en anglais, mais les interactions avec les enseignants ainsi que les évaluations peuvent être en français.

Le premier cours porte sur l’histoire de la globalisation des sciences. Le cours examine en détail les notions de nationalisation / internationalisation / dénationalisation des régimes de production du savoir, et les relations nouées entre science et guerre essentielles dans ce processus. Il s’intéresse aussi, à travers la genèse de quelques institutions transnationales, à la production d’instruments de la régulation et de la gouvernance de certains domaines de la globalité. Il prend pour terrain les nouvelles conditions instrumentales et techniques qui permettent des mesures et des analyses au niveau global (par exemple, les satellites et les ordinateurs), ainsi que les nouveaux objets de recherche qui prennent la Terre dans sa totalité comme objet d’étude (par exemple, les études sur le changement climatique).

Le deuxième cours traite les indicateurs de bien-être (cours en anglais, évaluation en français) . We live in a favored age and yet we do not feel favored.” The Progress Paradox sets out to explain “why capitalism and liberal democracy, both of which justify themselves on the grounds that they produce the greatest happiness for the greatest number, leave so much dissatisfaction in their wake.” Just how important to happiness is wealth? How important is job satisfaction, the rate of unemployment, the rate of economic growth, democratic institutions, or social safety nets, etc.? In other words, how do various factors such as economic growth, unemployment and inflation, as well as institutional variables, affect individual well-being?  Are people with a higher income happier than those who earn less?  Can we find a correlation between happiness and GDP, both at the individual and national levels? It may appear obvious to ask these kinds of questions, but until recently economists, for the most part, ignored them. Therefore, today’s interest in this area constitutes a real revolution in the field of economics. The objective of this course is to consider recent work in economics of happiness which relates to critical issues such as quality of life or sustainable development.

UE 13 Politiques de la culture et des publics [6 ECTS]

Resp. – Catherine Allamel-Raffin

Cette UE a pour objectif de permettre aux étudiants de porter un regard réflexif et critique sur la médiation scientifique.
Une première partie de l’UE vise à poser les jalons historiques majeurs quant à l’émergence et au développement de la vulgarisation scientifique, ainsi que du modèle de communication sociale qui est sous-jacent à cette conception de la relation entre les sciences et leurs publics.

La seconde partie de l’UE consiste à préciser les différents types de recherches qui ont été menées depuis la deuxième moitié du XXe siècle sur la vulgarisation scientifique (linguistique, histoire, sociologie, etc.) ainsi qu’aux politiques publiques qui entourent la vulgarisation scientifique et les courants de pensées qui s’y rattachent (déficit model, participation, etc.).

UE 14 Musées et médiation en pratiques [6 ECTS]

Resp. – Catherine Allamel-Raffin

Cet enseignement propose aux étudiants de se confronter à des objets et des pratiques qui sont au centre de la réflexion spécifique au parcours « Culture, patrimoine et médiations des sciences », et de les mettre à l’épreuve de terrains précis. L’UE se compose de deux cours. Le premier « Science et patrimoine », porte sur le lien entre savoirs scientifiques et patrimoine. L’enseignement commencera par un partage autour de la notion de patrimoine, ses propriétés, sa définition. Comment rapprocher ces deux concepts, celui de science et celui de patrimoine ? Dans une première partie, on questionnera le rôle de la science comme décrypteur, révélateur ou constructeur de patrimoine. Quel rôle la science joue-t-elle dans la patrimonialisation d’éléments comme les biotopes, les géotopes, ou encore les sites ou objets d’origine anthropique révélés par l’archéologie ? Nous verrons ensuite que pour se construire, les sciences ont accumulés des collections. Dans quelles conditions ? Quels en ont été les acteurs ? On abordera les voyageurs autour du monde, l’histoire des grands musées, les archives des sciences perçues en qualité de patrimoine. On abordera le cas d’objets concrets, comme par exemple le « diamant bleu ». La pratique des sciences a aussi induit la création d’objets, d’instruments, de laboratoires (les observatoires en sont un cas particulier) ou d’infrastructures qui eux-mêmes ressortissent du patrimoine. Comment les écosystèmes ou géosystèmes ainsi révélés, les édifices de la science ou encore les collections des musées sont-ils perçus par nos concitoyens ? Enfin dans une troisième partie, nous aborderons les acquis des sciences elles-mêmes comme patrimoine de l’humanité.

Le deuxième cours se voudra avant tout pratique. Il s’agira de rédiger des billets pour le blog InVivo/ InVitro,  blog crée en partenariat avec la revue Pour la science.

Un double objectif est visé : permettre aux étudiants de se former à l’écriture de brefs articles de médiation scientifique à destination du grand public et au travail d’équipe nécessaire au bon fonctionnement d’un comité de rédaction, tout en assurant la promotion de l’approche transdisciplinaire propre au courant de recherche en études sociales des sciences. Il s’agit de développer des réflexions personnelles, solidement documentées et renseignées par des approches issues de l’histoire, la philosophie, la sociologie, l’économie ou encore l’anthropologie des sciences

En amont, de ce travail d’écriture il s’agira de réfléchir à la manière de lire et analyser/décortiquer des articles scientifiques afin d’en comprendre l’argumentation générale (évaluation des différentes sources d’informations, structuration de l’argumentation). Ce travail se poursuivra par la rédaction d’articles de synthèse sur un thème scientifique donné : il s’agira alors d’identifier les enjeux, trouver les points de vues convergents et divergents, les confronter. On se penchera également sur les différentes manières de présenter ces informations en fonction du public visé.

Le troisième cours se fera sous forme de TD. Ces TD visent à préparer l’organisation collective, avec tous les étudiants, d’un événement scientifique (colloque, journée d’étude ou rencontres avec des professionnels) qui se concrétisera au second semestre, grâce à la mise en place de moyens adaptés : constitution d’équipes, mise en place d’un retroplanning, recherche de financement, recherche de partenaires et d’intervenants, création et diffusion de matériels de communication, etc

UE 15 Méthodologie de recherche et valorisation des compétences [3 ECTS]

Resp. – Catherine Allamel-Raffin

Cette UE constitue un approfondissement de la conduite d’une recherche ou d’une expertise dans le domaine des études des sciences, de la technologie et de la médecine. L’objectif est d’encadrer les étudiants dans l’élaboration et dans la mise en forme orale et écrite de leur projet de recherche, en insistant plus particulièrement sur la formulation de leur problématique. L’enseignement, fondé sur un travail pratique et personnalisé autour du sujet de recherche de chacun, accorde une importance centrale aux apprentissages nécessaires à la conception, à la composition et à la rédaction d’un mémoire de recherche en sciences sociales : choix du sujet, construction de l’objet, définition du terrain, identification des sources, élaboration d’une bibliographie, état de la question, formulation de la problématique.

Par ailleurs, il sera proposé une enseignement relatif à l’insertion professionnelle

Dans la perspective de l’insertion professionnelle des étudiants, ce cours a pour objectif  de recourir à des professionnels des ressources humaines afin d ‘élaborer un bilan de compétences, d’apprendre à valoriser les compétences acquises ou en cours d’acquisition.  Seront ainsi abordés la rédaction de CV, de lettres de motivation, le valorisation de compétences de l’étudiant en prenant en compte le stage ou l’emploi visé.

UE 16 Atelier de méthodes et séminaires de recherche au choix

Resp. – Catherine Allamel-Raffin

1. Mémoire de recherche et encadrement

Cette UE organisée sous la forme d’un atelier interactif, se présente comme la dernière étape avant la rédaction du mémoire de fin d’études. Elle consiste en une journée de présentation de l’avancée des travaux des étudiants afin de s’assurer que les acquis méthodologiques ont été effectivement assimilés et mis en pratique.

Par ailleurs, les étudiants devront suivre un séminaire de leur choix et en fournir un compte-rendu circonstancié.

2. Stage professionnel et mémoire ou rapport de stage

3. Parcours dans une université européenne

4. Parcours ESST : Politics of Knowledge et mémoire en anglais

Public concerns about some of the latest scientific and technological developments, such as genetically modified food, human cloning, environmental degradation, more reliable prediction of natural hazards, etc., reflect a new relation between science and its publics. As science and technology encroaches into nearly every part of our working environment as well as our private lives, we are increasingly asked – not only as individuals but also as social groups – to take decisions that are linked to at least some understanding of scientific and technological knowledge. This specialisation will examine the emergence and the understanding of the notion of risk in our society, ask who assesses risk and with what authority (granted by whom?). Investigating these issues will allow students to trace an ever-evolving and changing politics of knowledge that we shape to a large extent through our political, scientific, social and cultural choices.